7 février 2023

Choisir un poêle à bois en 5 points

Parfait en chauffage secondaire dans une maison, le poêle à bois est un excellent système pour réaliser des économies. Et il n’est pas réservé aux maisons basse consommation !

1 :Un poêle à bois pour quelle pièce ?

La première question pour déterminer le choix d’un poêle à bois est celle des besoins. Si vous cherchez à chauffer une petite pièce ou tout le rez-de-chaussée d’une maison, la capacité du poêle à bois ne sera pas la même.

Le volume de la pièce déterminera le niveau de puissance nécessaire. Avec une hauteur normale sous plafond de 2,5 mètres, il est conseillé de partir sur une puissance de 0,1kW/m².

Pour un salon-séjour de 40 m², il faudra donc sélectionner un poêle à bois d’une puissance de 4 kW.

Ce mode de calcul est adapté à une maison correctement isolée, une maison passive nécessitera moins de chauffage encore. Dans le cas d’une maison ancienne mal isolée, attention à ne pas sous-estimer les besoins.

Correctement dimensionner la puissance du poêle est importante, c’est un gage de confort pour faire fonctionner le poêle à bois correctement tout en obtenant une température qui ne soit pas non plus trop élevée.

2 : Quel niveau de rendement ?

Le rendement est une donnée technique très intéressante, puisqu’elle permet de connaître la puissance de chauffe rapportée à la consommation de bois. Plus le rendement est élevé, moins la consommation de bois sera forte. Même si le bois ne fait pas partie des énergies les plus onéreuses, il est encore plus économique d’en consommer…le moins possible !

Les poêles à bois dont le rendement atteint ou dépasse 70 % sont éligibles au label flamme verte, qui aide les consommateurs à distinguer les appareils les plus économiques.

Choisir un poêle à bois en 5 points
Choisir un poêle à bois en 5 points

3 : Les contraintes pour l’installation d’un poêle à bois

Un poêle à bois n’est pas un simple radiateur : il nécessite une installation particulière, en raison de plusieurs contraintes.

La première est l’évacuation des fumées, la seconde est de prévoir un emplacement suffisant autour du poêle pour évacuer la chaleur.

Un conduit d’évacuation de fumée est indispensable, en son absence des travaux seront nécessaires.

4 : Poêle à inertie, poêle turbo ou poêle à double combustion ?

Si on met de côté les poêles traditionnels dont le rendement devient aujourd’hui insuffisant et donc peu intéressant, il existe trois types de poêles qui méritent d’être retenus. Le poêle à inertie, également appelé poêle à accumulation, est plus qu’un chauffage d’appoint. Il peut diffuser la chaleur d’une flambée pendant près d’une journée, et ses dimensions correspondent davantage à une maison qu’à une seule pièce. En revanche, sa place doit être choisie de manière stratégique pour que la chaleur puisse grimper à l’étage, et les dimensions d’un poêle à inertie sont plutôt imposantes.

Le poêle turbo est un peu l’inverse : il est réputé pour savoir réchauffer une pièce très vite grâce à son entrée d’air secondaire.

Plus élaboré, le poêle à bois à double combustion se caractérise par ses deux chambres de combustion, dont une de postcombustion. Cette chambre brûle les gaz de la première combustion du bois, ce qui génère un niveau de chaleur supplémentaire non négligeable. Cela lui permet de développer un rendement très élevé, gage d’économies de fonctionnement.

5 : Comment financer l’achat d’un poêle à bois

Les économies de chauffage permettront de rentabiliser l’investissement d’un poêle à bois, ce qui n’empêche pas de réduire encore le budget des travaux en faisant appel aux aides financières de l’état.

Plusieurs dispositifs en vigueur actuellement méritent toute notre attention. L’éco-prêt à taux zéro est un excellent moyen pour financer l’achat d’un poêle à bois sans recourir à ses économies. Les habitants de logements achevés depuis plus de deux ans pourront bénéficier du taux de TVA réduit de 5,5 %. Et enfin dernier avantage et pas des moindres : le crédit d’impôt pour la transition énergétique ( CITE ), qui permet de récupérer 30 % du prix d’un appareil, avec une limite de 8000 euros pour une personne seule et de 16000 euros pour un couple.

Attention en revanche, le poêle doit répondre à des normes techniques bien précises. Il doit bénéficier d’un rendement supérieur à 70 %, émettre une concentration moyenne de monoxyde de carbone inférieure à 0,3 % et être classé au niveau 2 ou en-dessous dans l’indice de performance environnemental.

Le label flamme verte correspond parfaitement à ces critères.